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Histoire de nos écoles

L’actuel institut de Charleroi est une des écoles fondées au XIXème siècle par les religieuses de Saint-André. En Belgique, on compte 5 maisons : Ramegnies-Chin/Tournai (maison-mère), Bruxelles, Oostende, Brugge et Charleroi.

L’ordre a aussi rayonné dans le monde : France, Angleterre, Brésil et Congo; ces dernières implantations témoignent de l’esprit missionnaire toujours présent dans la congrégation.

Saint-André en Belgique trouve son origine à Tournai au XIIIème siècle, alors que l’institut de Charleroi ne date que de 1884.

Il convient donc d’expliquer rapidement les étapes de l’évolution de la maison-mère puis de celle de Charleroi.

1. Institut Saint-André de Tournai

Fondé vers 1230, il a connu 3 étapes successives :

a) époque hospitalière (+/- 1230 -1611)

Créée au XIIIème siècle pour accueillir les pèlerins et nourrir les pauvres, l’hostellerie” devient un “Hospital” au XIVème siècle, à l’époque des grandes épidémies.

Les religieuses respectent alors la règle de Saint Augustin.

b) époque claustrale (1611 -1796)

Les religieuses deviennent des contemplatives suivant le règle des Jésuites et jusqu’à la fermeture du monastère par les révolutionnaires français. La communauté continue cependant à vivre dans la clandestinité jusqu’au Concordat de Bonaparte.

c) époque de l’apostolat (depuis 1801)

L’ordre reprend la règle de Saint Ignace : enseignement et éducation en priorité, mais aussi pastorale et oecuménisme sans oublier l’esprit d’accueil d’autrefois. Celui-ci restera d’ailleurs une caractéristique des “Dames de Saint-André”.

 2. Institut Saint-André de Charleroi.

Sa naissance se situe dans la prospérité industrielle de la ville à la fin du XIXème siècle.

En 1883, un Père Jésuite entraîne dix religieuses à créer pour les jeunes filles une maison de formation équivalente à celle du Collège du Sacré-Coeur.

Le 6 octobre 1884, l’institut ouvre ses portes. Suivent une école primaire (1885) et une école professionnelle (1897) gratuites qui témoignent du souci social des religieuses.

L’institut est cependant lié à la bourgeoisie de Charleroi et le niveau des études y est soigné. Ainsi, en 1935, les humanités latines et modernes y sont organisées

La seconde guerre mondiale, le pacte scolaire de 1958 sur la démocratisation des études et, surtout, l’évolution économique de Charleroi vont influencer l’orientation de l’école. La section technique trouve ses origines en 1947 et la mixité est introduite à partir de 1972 (dans le primaire) et 1975 (dans le secondaire). Devant le gonflement du nombre d’élèves, deux nouveaux bâtiments sont inaugurés en 1957 et 1977. Enfin, l’enseignement rénové est organisé à partir de 1979. Il faut aussi remarquer que les religieuses ont quitté l’implantation à la fin des années quatre-vingt : elles souhaitaient céder leurs attributions à des responsables laïcs et ainsi se consacrer davantage à la vie pastorale.

En raison de l’attrait de la campagne et des difficultés de reconversion économique de Charleroi, la population scolaire a socialement évolué, nul ne peut le nier : surtout bourgeoise autrefois, elle se caractérise actuellement par un brassage des classes sociales de l’agglomération.

Pour terminer, on ne peut malheureusement passer sous silence la date tragique du 7 mars 1995 où un violent incendie a ravagé les anciens bâtiments. La reconstruction démarre en octobre 1997. Après le congé de Toussaint 1999, elle offre à la communauté éducative de nouveaux locaux où l’intégration des nouvelles pédagogies est une priorité.

d’après Marie-Paule Depouhon-Ninnin†
enseignante en histoire

En 2011, l’Institut parachève le projet de 2000 par la construction d’un nouveau mur d’enceinte, une nouvelle cour de récréation, un préau agrémenté de bancs, un bloc sanitaire complémentaire. Dans le même temps, le bâtiment 1 (Tour) construit dans les années ’70 subit des réaménagements (stores solaires, portes coupe-feu, remplacement des briques de verre, peinture, etc.). Le bâtiment 2 reçoit de nouveaux châssis permettant une meilleure isolation thermique.

En novembre 2013, les soeurs de Saint-André quittent Charleroi pour rejoindre leurs coreligionnaires à Ramegnies-Chin, notamment.

 

Bibliographie
M.Th. LACROIX, L’Hôpital Saint-Nicolas du Bruille (Saint-André) à Tournai de sa fondation à sa mutation en cloître (±1230-1611), dans Publications de l’Institut d’Etudes Médiévales, 2e série, n°1, Louvain, 1977.
IDEM, La vie au monastère Saint-André de Tournai (1611-1796), Ramegnies-Chin, 1999.
Documents fournis par Madame Cécile FAUCHET et les professeurs d’Etude du Milieu.

 

 

D’autres informations sont disponibles sur le site  www.saint-andre.be

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